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5 choses à faire si on pense avoir affaire au TDAH

On peut être dans la lune, distrait ou avoir la bougeotte facile sans avoir de TDAH – ce sont des traits de personnalité communs, souvent sans grandes conséquences. Mais lorsque les symptômes du TDAH sont nombreux, intenses et ont un impact réel sur son quotidien, voici cinq pistes à explorer :

  1. Comprendre ce qu’est le TDAH et ses symptômes

    En consultant des sites web reconnus, en lisant des livres sur le sujet (il y en a des centaines!), en assistant à une conférence ou en se renseignant auprès d’organismes tels que Panda ou les CLSC.

  2. Se questionner, observer, noter

    Il sera utile de documenter votre expérience des symptômes. Sont-ils présents sur une base régulière? À quelle fréquence? Depuis combien de temps (ils doivent remonter à l’enfance pour mener à un diagnostic)? Est-ce que ces symptômes ont un impact fonctionnel sur votre vie de tous les jours? Affectent-ils vos relations avec les autres? Y aurait-il d’autres éléments qui pourraient expliquer la présence des symptômes (divorce, stress intense, problème de sommeil, mauvaise hygiène de vie, etc.)? 

  3. Consulter son médecin de famille

    Votre médecin de famille constitue une bonne première démarche en vue d’un diagnostic. Il pourra entamer ce processus qui s’étire parfois sur une longue période à cause du manque de ressources de plus en plus évident dans le réseau de la santé. Il se peut que votre médecin vous réfère à un spécialiste (psychiatre, neuropsychologue, psychologue, etc.) – une référence vous procurera un accès plus facile aux ressources du système public (CLSC, spécialistes, suivi, etc.). Évidemment, si vous en avez les moyens, il y a toujours le privé, qui peut couper les temps d’attente de beaucoup.

  4. Mettre en place des stratégies d’adaptation reconnues et efficaces

    À la base de tout, dans le traitement du TDAH, il y a la nécessité de développer de saines habitudes de vie qui aident à en diminuer les impacts.

    La première étape : alimentation saine, activité physique sur une base régulière, sommeil adéquat. C’est la fondation qui permet de mieux contrôler les symptômes et ainsi de mettre en place un traitement efficace, qu’il comprenne des médicaments ou non. 

    Pour faire face aux difficultés engendrées par le TDAH, il est aussi possible de développer des stratégies d’adaptation pour réussir à mieux gérer le temps, les émotions, l’organisation et les tâches. Ces stratégies peuvent aller de simples méthodes glanées sur internet jusqu’à des sessions de coaching spécialisées.

    À l’école, au cégep et à l’université, il ne faut pas hésiter à demander la mise en place de mesures de soutien. Les institutions d’enseignement sont de mieux en mieux organisées pour donner aux jeunes les moyens de mieux apprendre : plus de temps pour les examens, des locaux isolés, du personnel de soutien pédagogique, etc.

  5. Consulter un psychologue

    Une démarche régulière avec un psychologue peut permettre non seulement de clarifier le diagnostic de TDAH  et de mettre en place des stratégies non pharmacologiques pour mieux vivre avec, mais aussi  d’aller un peu plus loin dans la connaissance de ses émotions et de son comportement, pour installer des changements durables dans son mode de vie.